13.02.2008
saint valentin 2004 2008
une chambre avec vue....vue sur les toits de cette ville...sur la cour intérieure quelques mètres en contre-bas....une table de nuit...la tienne pour ton reretour....tu m'as dit "cette fois c'est vrai, je reviens, je ne peux pas vivre sans toi"..c'était la veille de cette fête commémorative des serments sussurrés...dans la moiteur la chaleur de l'émoi...alors j'ai tout préparé pour ton reretour...j'ai eu très peur...une sorte de champignon terrifiant qui croissait dans mon ventre...une excroissance ....un bourgeon noir atrabilaire....côtoyait un arbre aux branches feuillues qui s'élançaient vers le ciel....j'ai cru être au bord du chemin forestier de là-bas où nous allions chaque vendredi matin ou mardi après midi nous balader avant le retour dans l'enceinte didactique....j'ai cru en toi en tes paroles....folle que j'étais moi qui sais combien sont trompeurs tous ces mots....mais j'ai cru saint valentin plus reretour c'était comme un signe du futur enfin visible après tant de brumes de brouillards de tempêtes dans mon âme...d'abandon....comment ai-je pu oublier tes revirements tes désordres tes déchirements...je revois les jours suivants puis le retour d'une fin de journée où j'ai compris que ce serait un reredépart....un abandon lâche sans explication autre que mon âge....qui allait être source de honte pour juju....que quelqu'un un jour te dise que tu es un vieillard indigne d'aimer....c'est vrai 14ans c'est une vie un abîme...abimée....c'est ce que je fus alors....abîmée dans mon être le plus profond...et puis comme tu me l'avais déjà expliqué qui savait si je n'allais pas déclarer quelque maladie cancerhonteuse....tant de maux blessants tant de questions sans réponse...
le temps a passé depuis...pas l'oubli...hélas....pas encore de maladie cancerhonteuse...mais qui sait à bien ressasser le passé...la honte ne saisit pas encore mon entourage...mes cinquante ans se portent comme il se doit...et mènent aux pauses...celle du corps que rend les armes...plus d'enfantement en vue...enfin...finies les journées à attendre au bord de la plage de pouvoir me jeter dans les vagues finies les douleurs qui gâchaient mes nuits et mes jours...je retrouve en quelque sorte le bonheur de mon enfance...les émois les attentes les rêves et presque dirais-je l'innocence...mais les yeux ouverts la connaissance du fond de l'homme...alors quelle innocence??? celle de mon âme d'avant de mes galaxies cette fois sans limites de mes aspirations à l'évasion...je voudrais tant voir Syracuse...ah non...je voudrais tant revoir Syracuse Taormina...Naples les soirs d'embarquement...les rivages d'ithaque au moment d'arriver au port au petit matin...les rues de Florence ou de Rome à la nuit tombée...j'aime tant la nuit.....
18:15 Publié dans voyage dans les nuages intergalactiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.01.2007
Galette....belle galette....
C'est la période des fèves ....
Comment pourrais-je oublier
celle qui me coûta
la sérénité d'une vie sans faux plis!
vie lisse vie sans délices
Ce jour-là
j'étais de galette
tradition oblige
il fallait régaler
même les rois et les reines indésirables...
ce que je fis
de bonne grâce cependant....
et ce matin-là
tu goûtas à la part
qui t'était présentée...
Alors que sereine
j'étais tranquillement attablée
attendant la sonnerie
pour aller évangéliser les foules
tu t'approchas de moi
et me déposa un bisou
me remerciant pour cette délicieuse
galette...
Et là!
des années de flou artistique
se muèrent en un paysage soudainement
aux contours très nets!
d'abord
mon vis à vis
claironna quelque chose
qui voulait dire
que ce bisou n'était pas innocent
mon coeur ne fit qu'un tour
et de cet instant
le rideau se déchira
et apparut face à moi
ce que d'aucuns appelèrent
"l'âme soeur"....
De ce jour....
je ne goûte ce gâteau
qu'avec prudence....
la fève n'est pas toujours
cet affreux petit sujet
en porcelaine
la fève....
c'est parfois
un bonbon doux amer
qui métamorphose la vie...
je connnais grâce à elle
une solitude bien méritée!
08:09 Publié dans voyage dans les nuages intergalactiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2006
une chaise à Tokyo....une autre dans ton grenier...
les mots arrivaient en trombe...la musique me crevait le coeur...combien de fois ai-je pris l'avion pour arriver à temps à l'hôtel Niko...me déshabiller et parfumer mon corps...m'asseoir et t'attendre...sur la toile le petit fauteuil à bascule...gif...gifle à mon âme quand je le croise...
22:53 Publié dans voyage dans les nuages intergalactiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.05.2006
à propos du temps qui passe...
Les portes de la 8ème galaxie se sont fermées un jour de juin ou peut-être était-ce un jour d'avril?je ne sais plus à quel moment il faut situer ce fait. Peut-être qu'elles ont glissé lentement vers le chambranle des souvenirs imperceptiblement... Il a fallu du temps aussi pour gagner d'autres galaxies...les voyages intergalactiques sont harassants pour qui avait mis toute son énergie à découvrir la 8ème...mais les hommes sont ainsi faits qu'ils ne sont pas endurants à la peine et à l'effort....alors il a fallu s'éloigner pour ne pas être brisée....les morceaux de ciel volaient en éclats! ceux dans lesquels on se regardaient en riant en souriant en devisant assis sur les bancs de pierre ou de bois...ces éclats de ciel sont soudain apparus tranchants aigus acérés...ils tombaient souvent au hasard des jours...au hasard des mots...les chemins de traverses se sont vidés de laprésence de leurs hôtes furtifs aériens et heureux....il ne restait que les cailloux blancs et le fil...le fil qui courait et venait d'on ne savait où...sans origine sans départ sans arrivée...qui avait déposé ce fil près de l'étang au petit serpent?...les chemins de traverse dela 8ème galaie sont maintenant vides...quel effroi de penser cela! quel abime que celui de ces heures qui s'écoulent sans respirations sans éclats de rire sans mots doux dits en silence....quel insondable vide....les biches errent solitaires...les grenouilles de l'étang écho sans appel....peuplent le silence....comment a-t-on pu quitter ces lieux de prédilection pour deux âmes soeurs tellement soeurs qu'elles ne respiraient que d'un même souffle et vibraient aux mêmes harmonies du temps qui passe....les portes fermées à jamais murent ce qui fut une galaxie de rêve de poésie de douceur d'amour violent et source...de vie...de mots choisis...patrie d'un funambule affublé d'un masque de petit ours....patrie d'une fée aux ailes aujourd'hui liées au corps....mer patrie aux flots bleus et verts....où la pire des menaces était la vipère du Gabon ou le faucon...qui planaient sur la toile....que vive les coeurs purs! que vivent les âmes soeurs! que survivent ceux qui ont aimé de toute leur âme sans espoir de retour ni consigne!...et comme dirait l'Autre...eux au moins...ils ont VECU!....
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